James Maybrick

 

Né en 1838 à Liverpool, Maybrick se rend à Londres en 1870 et fonde avec son frère Edwin un négoce de coton. En 1880, lors d'un voyage à New-York, il rencontre Florence Chandler, qui deviendra son épouse une année plus tard. En 1883 il contracte la malaria lors d'un voyage en Afrique. La quinine qui lui est prescrite ne fait pas effet et on lui administre un mélange de strycnyne et d'arsenic pour se soigner. Il en deviendra accroc. En 1884 son couple et ses affaires battent de l'aile et il sombre dans la dépression. Il revient en Angleterre en 1887, mais sa dépression s'accentue quand il apprend que sa femme le trompe. Il lui en voudra jusqu'à la fin de sa vie, qui se terminera tragiquement en 1889. Son épouse sera condamnée à mort pour l'avoir empoisonné, mais sera graciée par la Reine et emprisonnée pour 15 ans.

C'est en 1991 que Maybrick apparaît comme possible tueur de Whitechapel. Un ouvrier de Liverpool, Michael Barnett reçoit d'un de ses amis (qui mourra une année plus tard !) un manuscrit de 60 pages appartenant à Maybrick, où il y décrit avec précision les crimes de Jack. Ce livre, dont la moitié des pages a été arrachée, montre à quel point Maybrick était haineux avec sa femme suite à son infidélité, et surtout un détail sur le lieu d'un crime qui n'aurait jamais été divulgé à la presse (le contenu d'une petite boîte en métal). Enfin curieusement en prenant les 2 premières lettre de son prénom et les 2 dernières de son nom, on forme le mot : JACK ! Le manuscrit sera bien authentifié d'époque victorienne.

Certes Maybrick était bien sur Londres les jours des crimes et le fait que le manuscrit soit authentifié d'époque n'apporte en rien des preuves tangibles. De plus, il était agé de 60 ans, avait une mauvaise vue, selon son entourage, et était sous effet de drogues qui le rendait amorphe. Puis ce fameux manuscrit, sorti comme par enchantement et dont la moitié des pages avait été arrachée semble plus un canulard qu'autre chose. Il est probable qu'il ait appartenu à Maybrick, mais les détails des meurtres semblent avoir été écrits post-mortem et surtout après les fameuses pages manquantes. Enfin cette petite boîte métallique apparaît bien dans un article du Times le lendemain du crime. D'ailleurs Barnett confirmera le canulard sur son lit de mort avant de se rétracter.

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