Les lettres de Jack

 

Ces fameuses lettres qui ont fait le tour du monde. Ont-elles véritablement été écrites par Jack l'Eventreur ?

C'est un grand sujet de contreverse. Certains pensent qu'elles sont authentiques, d'autres suggèrent qu'elles aurait été écrites par un journaliste afin d'augmenter les tirages de son quotidien. Enfin Patricia Cornwell dans son livre "Jack l'Eventreur, affaire classée" pense qu'elles sont l'oeuvre de William Sickert se basant sur des traces d'ADN. Bref, rien n'est établi concernant l'authenticité ces lettres.

De nombreuses autres similaires sont parvenues à Scotland Yard, aux agences de presse et à diverses personnalités. Nous allons en retenir trois (les plus contreversées).

 

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Lettre datée du 25.09.1888 et reçue le 27.09.1888 à la Central News Agency

Cher Chef,

Je n'arrête pas d'entendre que la police m'a attrapé, mais ils ne m'auront pas de sitôt. J'ai bien ri quand ils paraissaient si intelligents et qu'ils disaient être sur le bon chemin. Ce gag au sujet de "tablier de cuir" m'a bien amusé. Je suis toujours sur ces salopes et je n'arrêterai pas tant qu'il ne m'auront pas bouclé. Mon dernier travail fut du grand art. Je n'ai pas laissé le temps de crier à la dame. Comment peuvent-ils m'attraper maintenant ? J'aime mon travail et je continuerai à le faire. Vous allez bientôt entendre parler de mes jeux amusants. J'ai conservé de l'encre rouge de mon dernier travail dans une bouteille de bière, mais elle devient assez épaisse et je ne peux plus l'utiliser. L'encre rouge est assez de circonstance j'espère... ha ha ! La prochaine fois, je couperai les oreilles de la dame et les enverrai aux policiers pour le fun, ne pensez-vous pas ? Gardez cette lettre un moment jusqu'à ce que je retourne au travail, ensuite jetez la. Mon couteau est si beau et si bien aiguisé que je veux retourner au travail tout de suite, si j'ai une chance.

Sincèrement

Jack l'Eventreur

P.S. Ne m'en veuillez pas de ne pas donner mon nom de plume.

 

Ce fut la première lettre signée "Jack l'Eventreur". Elle ne fut pas prise au sérieux tout de suite par la police, aux vues des nombreuses autres de ce genre qui étaient déjà arrivées. Le détail, qui fera changer d'avis la Metropolitan Police, fut la mention de la coupe des oreilles de la prochaine victime. Certes Eddows n'eut pas les oreilles coupées, mais tailladées. Ce simple détail poussa la police à prendre cette lettre en considération. Malheureusement elle ne la publia pas tout de suite dans les journaux, dans l'optique d'une éventuelle reconnaissance de l'écriture par un témoin, pensant qu'elle n'était pas assez importante à ses yeux. Probablement une belle erreur, à vous de juger !

L'allusion au "tablier de cuir" se référait à l'arrestion d'un cordonnier du nom de Pizer, qui fut relaché suite à un alibi fourni par plusieurs personnes. Pizer fut arrêté, lors de la découverte d'un morceau de tablier de cuir près du corps d'Annie Chapman. Le cordonnier, étant connu pour être un peu en marge, vivant proche du lieu du meurtre et se balladant toujours avec son tablier en cuir, fut vite suspecté.

 

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Lettre reçue par George Lusk le 16 octobre 1888

De l'enfer,

Mr. Lusk,

Je vous envoie la moitié d'un rein que j'ai prélevé sur ma dernière victime. L'autre moitié, je l'ai fait frire et je l'ai mangé, c'était très bon. Je pourrais vous envoyer le couteau ensanglanté qui l'a prélevé, si vous attendez encore un peu.

Signé

Attrapez moi si vous pouvez Mr. Lusk 

 

Effectivement, la lettre accompagnait un colis avec la moitié d'un rein humain. Le Dr. Openshaw, qui a fait l'analyse de l'organe, a bien confirmé qu'il s'agissait d'un rein humain et qu'il paraissait similaire à celui prélevé sur Catherine Eddows, mais ne pouvait pas affirmer à 100% qu'il appartenait à Eddows. George Lusk, lui,  était le président du comité de vigilance de Whitechapel.

 

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Lettre reçue le 29 octobre 1888 par le Dr. Openshaw

Vieille branche, vous aviez raison, c'était bien le rein gauche. J'étais en train opérer à nouveau près de votre hôpital, mais juste au moment où mon couteau transperçait la poitrine, une bande de flic a gâché le jeu. Je pense que je serai bientôt à nouveau au travail et je vous enverrai une autre partie d'organe.

Jack l'Eventreur

 

Ces trois lettres ont semblé assez sérieuses à la Metropolitan Police pour être prises en compte. Cependant, personne n'a jamais reconnu l'écriture, personne n'a avoué les avoir écrites, et de surcroît, le meurtrier n'ayant jamais été confondu, il est impossible de savoir avec exactitude si elles sont véridiques. D'après de nombreux experts et "ripperologues", elles ne seraient que de l'intox produit par un journaliste dans le but d'augmenter les tirages de son quotidien. L'orthographe volontairement populaire et pleine de fautes fait étrangement pensé à un canulard. Car même un abruti de première zone n'écrirait pas de différente façon le mot couteau "nife" et "knif", ne ferait pas des fautes aussi grossières et n'écrirait pas faux et juste le mot rein dans la même lettre "kidny" et "kidney". De plus le style et les temps utilisés paraissent relativement justes.

Cependant je vois mal un journaliste, même prêt à tout, s'amuser à envoyer la moitié d'un rein humain pour vendre ses articles.

Bref, il subsite donc deux possibilités :

1. Les lettres sont bien du tueur, et il s'amuse à brouiller les pistes avec une orthographe volontairement déficiente.

2. Elles sont bien issues d'un journaliste, qui doit être autant schizophrène que le tueur.

A vous de juger !!!

 

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